Blog Santé

Vous trouverez ici différents articles que j'ai écrits avec des explications et leçons de santé, ainsi que des fiches détaillées sur divers plantes et aliments médicinaux. 
Bonne lecture à vous ! 

(Cliquez sur le signe plus à côté de chacun des titres pour lire le contenu des articles...) 

L'alimentation vivante c'est quoi ?

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L’alimentation vivante consiste à manger les aliments sans les chauffer, de façon crue, ou en les déshydratant à basse température, c’est-à-dire en dessous de 45°C. Ainsi consommés, les aliments préservent toute leur vitalité, car dès qu'ils sont "travaillés", ils perdent de leur pouvoir nutritif et ils alourdissent bien plus nos organismes. Les pâtes, le pain, les pizzas, les gâteaux etc. sont des aliments "morts" qui ont perdu toute vie, et de facto ralentissent la vie de nos cellules (surtout les céréales raffinés, les fromages, les charcuteries). A l’inverse les aliments crus (surtout les fruits fraîchement cueillis et gorgés de soleil tel que la nature nous les offre) émettent un fort magnétisme ; ils génèrent la vie et entretiennent ainsi le bien-être des cellules de nos organismes. Ils sont alors considérés comme "vivants", d’où la dénomination "alimentation vivante" quand on parle de la raw food en France.

Au-delà de 45°C la cuisson détruit les précieuses vitamines et surtout les enzymes présentes dans les végétaux et en plus elle modifie la structure moléculaire des minéraux, les ramenant à leur forme inerte. En moyenne la cuisson élimine 100% des enzymes et des phytonutriments, 75% des vitamines et 50% des minéraux. Les aliments crus regorgent donc d’enzymes et certaines pratiques connues en crusine, comme la fermentation et la germination, cherchent même à multiplier et à conserver cette puissance enzymatique ! Ces deux techniques augmentent d’ailleurs la biodisponibilité des nutriments… les vitamines se multiplient, les acides aminés se simplifient et ils sont alors mieux assimilés par l’organisme. 


En choisissant de ne pas cuire nos aliments nous conservons également une grande quantité d’eau, d’oxygène et de chlorophylle dans nos repas, ce qui contribue à une meilleure régénération et oxygénation des muscles et du cerveau et à une meilleure élimination des déchets

De plus les végétaux et les fruits sont riches en fibres et contiennent beaucoup de sels minéraux alcalins ce qui permet de maintenir un appareil digestif sain et de rétablir un bon équilibre acido-basique, évitant ainsi la déminéralisation et le vieillissement prématuré de l’organisme. 

En excluant les aliments cuits, frits etc., nous faisons aussi le choix de ne pas consommer de produits raffinés ou transformés et nous préférons les légumes et fruits frais, les oléagineux et les graines, (de préférence biologiques ou encore mieux biodynamiques). 
 

Enfin cette alimentation qui se veut végétalienne consiste à ne pas consommer de produits animaux : viande, poisson, produits laitiers, et à y aller mollo sur le miel :-) En effet le paradigme du besoin des protéines animales est chose du passé. On est aujourd’hui à même de comprendre que consommer une grande variété de végétaux assure un apport de tous les acides aminés essentiels à la construction de protéines complètes.
 

L’approche de cette alimentation, (en tout cas telle que je la vois), n’est pas une diète ou un régime ni un dogme alimentaire. Il s’agit d’un style de vie (cela peut même devenir un acte politique révolutionnaire…), d’un niveau de conscience plus élevé (je deviens mon propre nutritionniste et en plus je participe au bien-être global planétaire !) et d’un art de vivre (la crusine est si créative et sensorielle…). Nous retrouvons en grande partie grâce à cette alimentation une santé optimale et aussi une profonde joie de vivre. 
Le but n’étant pas forcément de devenir à 100 % crudivore (c’est d’ailleurs très difficile à respecter) mais à en faire l’expérience sur une période ou à adopter une alimentation crue à 70% par exemple… 


Et chose extraordinaire la plupart du temps, en y allant étapes par étapes, le corps reconnaît ce qui est bon pour lui, le superflu s’évanouit et la Vie renaît en nous ! Et on comprend alors que le plus compliqué n’est pas de changer sa façon de manger, mais d’arriver à gérer toute cette nouvelle énergie, haha ! 

Avril 2017-Lucigaïah Copyrighted 

L'alimentation vivante,ça vient d'où?

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Il y a des millions d’années, nous avons été physiologiquement constitués pour assimiler une nourriture naturelle et simple à base de végétaux, de fruits et de quelques graines et légumineuses. Avant de découvrir l’usage du feu, les humains consommaient la nourriture de façon crue. L’art de la cuisine date de 10 000 ans environ, ce qui à l’échelle de l’humanité est assez récent ! Grâce au feu, nous avons pu survivre à l’ère glaciaire et nos civilisations se sont développées grâce à la chasse et à la culture des céréales. La cuisson fût également très utile pour détruire les bactéries pathogènes et aider à l’assimilation de certains aliments. 

Ainsi au fils des périodes de l’Histoire nous nous sommes adaptés à notre environnement… mais ce n’est pas pour autant que nos systèmes digestifs ont évolués ! Et depuis l’ère industrielle (qui a démarré au 18ème siècle) nous n’avons cessé d’altérer la planète en appauvrissant les sols d’une part…En effet selon le microbiologiste Claude Bourguignon, il y a 50 ans en Europe, on trouvait 2 tonnes de vers de terre à l’hectare. De nos jours on en trouve à peine 50kg. Aussi il y 6 000 ans il y avait 3 fois moins de désertification sur la planète ! Tout ça à cause de l’agriculture conventionnelle et des mono cultures. D’autre part nous n’avons cessé ces 30 dernières années de dénaturer nos habitudes alimentaires en tombant notamment dans les excès de consommation (trop de plats cuisinés, de viande et de produits laitiers notamment).

De nos jours le régime crudivore et végétalien est devenu un sujet fort passionnant. Il se fonde sur le mécanisme de base des fonctions digestives de notre organisme et porte un message d’espoir pour refertiliser les sols, préserver l’eau de la planète et développer des forêts fruitières.


Par ailleurs, depuis la Préhistoire, l’appareil digestif de l’être humain n’a pas subi de transformation, nous avons toujours les mêmes intestins, le même estomac etc. L’homme et la femme ont à vrai dire le même patrimoine génétique (à 1,2% près) que les chimpanzés ! Et en fait la différence se situe dans l’apparence extérieure… car l’être humain a exactement le même système digestif qu’un primate ! Nous sommes en conséquence constitués pour le même type d’alimentation… Et comme tout le monde le sait, le chimpanzé ne mange ni viande, ni fromage ; ne cuit pas son pain et ne rajoute pas de sel, de vin ou de sucre à son alimentation. Il se nourrit uniquement de fruits, de plantes et occasionnellement mange quelques petits insectes. Et quand il vit en liberté, le chimpanzé est rarement malade et ignore les maladies cardiaques, le diabète, etc. Contrairement aux carnivores comme le lion dont l’intestin est très court (ce qui lui permet de digérer aisément la viande) et contrairement aux granivores comme la poule qui possède un gésier (qui aide à broyer les graines picorées), nous avons pour notre part un intestin qui mesure (une fois déroulé) 12 fois la longueur de notre corps ! C’est pour cela que lorsque nous consommons de la viande, celle-ci putréfie dans le côlon car elle est trop difficile à digérer et elle produit alors des déchets toxiques acides que notre foie et nos reins peinent à éliminer… En ce qui concerne nos mains et nos canines idem nous ne sommes pas « armés » comme les carnivores…
Si nous ne sommes pas des carnivores instinctifs, nous ne sommes pas pour autant des herbivores faits pour brouter de l’herbe… Les vaches quant à elles ne possèdent ni incisives ni canines, mais uniquement des molaires et elles se servent de leur grande langue pour arracher l’herbe. Et surtout le lait de la vache consommé régulièrement et depuis tant de générations par l’homme ne lui est vraiment pas adapté… De facto déjà nous ne sommes pas des veaux et en plus le lait de vache contient des protéines ayant une structure moléculaire trop importante pour une bonne assimilation, ainsi que de nombreux acides gras saturés responsables du mauvais cholestérol qui obstrue nos artères et se trouve à l’origine de la plupart des maladies cardiaques. De nombreuses études récentes ont également rapporté que le lait causait nombreuses pathologies comme par exemple l’arthrose, la fatigue chronique, l’asthme ou les sinusites.

Pour revenir à l’historique de l’apparition de l’alimentation crue, plusieurs traces d’écrits sur la vie des Esséniens (une communauté qui vivait sur les bords de la Mer Morte deux ou trois siècles avant Jésus Christ et dont celui-ci faisait partie) relatent que ce peuple consommaient principalement des graines germées et des végétaux crus. Ces manuscrits retrouvés entre 1947 et 1956 révèlent également que les Esséniens jouissaient d’une bonne santé et d’une surprenante longévité.
Ensuite au début du 20ème siècle le Dr Gerson réussit à se soigner et à soigner de nombreux malades grâce à une alimentation crue. Il est connu aujourd’hui pour son livre intitulé « A cancer therapy ». Puis une étude datant des années 30, faite par Paul Kouchakoff de l’institut de chimie de Lausanne vînt reconnaître que notre système immunitaire ne reconnaît pas les molécules cuites. (appelé le phénomène de leucocytose digestive). En effet les leucocytes (globules blancs) vont lors de la consommation d’un aliment cuit, se multiplier pour lutter contre ses molécules anormales considérées comme des « agresseurs » entrainant alors une fatigue après les repas, lors de la digestion. 

Catherine Kousmine, la doctoresse suisse d’origine russe née en 1916 et décédée en 1992 consacra elle aussi la majeure partie de sa vie à étudier la diététique. Elle est surtout célèbre pour sa recette de la crème Budwig (qui contient notamment des huiles pressées à froid et des céréales complètes non raffinées). 

Plus récemment le professeur et docteur Seignalet s’efforça de mettre en lumière les liens entre l’alimentation et les cancers, son ouvrage L’alimentation ou la 3ème médecine paru en 1996 insiste beaucoup sur l’usage et l’intérêt d’une alimentation crue.

Du côté outre-atlantique Ann Vigmore et Viktoras Kulvinkas ont été pionniers dans les expériences avec la Raw Living Food, ce sont eux qui ont par exemple mis en avant l’aspect thérapeutique des jus d’herbe de blé. En 1956 ils fondent le Hippocrates Health Institute où sont enseignées les bases de l’alimentation vivante. Le centre est depuis dirigé par Anna Maria et Brian Clement et accueille chaque année des milliers de personnes souhaitant guérir de maladies graves ou renforcer le système immunitaire. Robert Morse, naturopathe et herboriste accrédité a également au cours de ses 40 années de pratique fortement promu la consommation d’une nourriture crue et végétalienne. Depuis 1974, il dirige deux cliniques en Floride et enseigne l’importance de la détoxification et de la régénération cellulaire. Enfin on peut encore citer le docteur et athlète de haut niveau Douglas Graham, auteur du célèbre livre The 80 10 10 Diet. Il prône dans cet ouvrage une alimentation principalement frugivore. A travers ses conférences et consultations, il a aidé de nombreuses personnes à perdre du poids et à retrouver la santé.

Ainsi c’est véritablement aux États-Unis et surtout en Californie (berceau des mouvements sociaux et révolutionnaires) que l’alimentation vivante commença à faire parler d’elle... Depuis le début des années 1990 des bars à jus et smoothies, des cafés et restaurants dédiés à la raw food ont fait surface , invitant les américains à découvrir le pouvoir curatif des aliments vivants. En 2008, à Montréal, David Côté et Mathieu Gallant ouvre les portes du restaurant Crudessence qui est connu dans le monde entier et leur livre paru en 2011 fût un des premiers livres en français de recettes de crusine. Avec aussi bien sûr Certains l'aiment cru , le premier livre de Kate Magic, traduit et paru en France en 2005. Celle-ci, spécialiste des superfoods et plantes adaptogènes, forme depuis des dizaines d'années des centaines de personnes partout dans le monde, y compris moi en 2010 :-) ! 

En France, le pionnier en matière d’alimentation crue fût certainement Guy-Claude Burger d’origine suisse, qui démarra le mouvement de l’instinctothérapie au début des années 80. Et depuis ces cinq dernières années, l’alimentation crue a le vent en poupe et depuis 2013 il existe même un magazine entièrement dédié à l’alimentation vivante, Le Chou Brave ! Bref vous l’avez compris, la raw food esr à présent bien installée en France et c’est bien cool, depuis 2009 que j’attends ça ! 

Juin 2017 Lucigaïah Copyrighted

Pourquoi manger cru et vegan ?

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La réponse est longue dans ce domaine, tant la cuisine crue et végétalienne augmente notre capital santé et notre capacité de guérison. Voici ci-dessous une liste non exhaustive des bénéfices sur notre santé de ce mode de vie :

* L’importance des enzymes... La cuisson détruit les enzymes dont les aliments crus regorgent. Mais pourquoi les enzymes sont-elles si importantes ? Tout comme chez les plantes, les enzymes ainsi que l’eau, les vitamines, les minéraux et autres phytonutriments composent la force vitale de notre organisme. Elles sont les catalyseurs pour presque chaque fonction du corps. Les enzymes se distinguent en deux types : celles métaboliques qui gèrent tout notre organisme. En effet tous nos organes, tissus et cellules fonctionnent grâce à elles. Et celles digestives qui simplifient les substances nutritives que nous absorbons. Ces enzymes sont des protéines qui optimisent et accélèrent certaines transformations dans notre corps. Elles sont nécessaires à la digestion et à l’assimilation de la nourriture que nous consommons. 

Il est bon de savoir que tous les fruits et légumes contiennent des enzymes bénéfiques diverses et variées. Tout comme il est intéressant de noter que les produits céréaliers et laitiers apportent des enzymes néfastes qui vont à l’encontre de notre bonne santé ! Les jus frais ainsi que les graines germées représentent un potentiel enzymatique et nutritif incroyable, ce qui en fait les alliés rêvés pour régénérer notre organisme affaibli et allonger notre espérance de vie. En l’absence d’enzymes dans notre nourriture, le travail de pré-digestion et de digestion repose uniquement sur le capital enzymatique dont nous disposons, qui au fil des années s’épuise… et ne peut plus se consacrer aux centaines d’autres activités impliquées dans le bon fonctionnement de notre organisme. En effet lorsque vous surchargez votre corps avec des aliments morts, dénaturés, cuits, votre corps doit retirer de l'énergie de la production de ses propres enzymes métaboliques et utiliser cette énergie pour la production des enzymes digestives. C'est une des raisons pour lesquelles vous vous sentez fatigué, en nage, brumeux après un gros repas cuit. A l’inverse l'aliment cru est si facile à digérer que cela n'interfère pas avec la production des enzymes métaboliques. De nos jours, la plupart des personnes souffre d’une déficience en enzymes alimentaires ce qui est l’une des raisons de nombreuses maladies dites de civilisation comme l’obésité ou le diabète, et de maladies inflammatoires comme l’asthme ou l’arthrite. Ainsi en mangeant des aliments frais (proches de la récolte) et majoritairement crus nous maintenons un bon capital enzymatique directement lié à la jeunesse et à l’énergie vitale.

* L’abondance des nutriments...
Le processus de cuire les aliments détruit les délicats nutriments des aliments que sont les vitamines, minéraux, oligoéléments et antioxydants. La cuisson au four et la friture sont les méthodes qui font le plus de dégâts, la cuisson à la vapeur douce ou à l’étouffée par contre préserve une grande partie des principes nutritifs et conservent bien mieux l’arôme des aliments. A toutes les températures, des éléments nutritifs disparaissent et des transformations chimiques s’effectuent dans la composition des aliments. De 45 à 75°C par exemple tous les ferments enzymatiques disparaissent, autour de 100°C les minéraux et les oligoéléments sont perdus... et à 120°C les dernières vitamines sont détruites et les lipides se transforment en goudrons, et les molécules de protéines deviennent deux fois plus difficiles à digérer !

Un aliment cru par contre garde toute sa haute densité nutritionnelle. Et certaines techniques connues en crusine viennent même multiplier la valeur nutritive et la biodisponibilité des nutriments comme le trempage, la germination et la fermentation.

* L’arrêt des aliments toxiques…
En fait les bienfaits ne sont pas forcément dans l’apport de nourriture crue mais surtout dans le fait que nous stoppons la consommation d’aliments industriels, pasteurisés, stérilisés, irradiés, dévitalisés, raffinés, trop cuits, totalement dépourvus de nutriments et souvent saturés en sucre, sel, exhausteurs de goût et matières grasses de mauvaise qualité. De plus nous arrêtons de consommer trop de glucides (amidons et féculents que sont les pâtes, le pain, le riz, les légumineuses et les pâtisseries). La plupart des personnes perde alors du poids car l’organisme ayant beaucoup moins de glucose à réguler et à stocker, il va puiser son énergie dans ses réserves de graisse.

Nous stoppons aussi la prise de produits contenant les fameuses molécules de Maillard qui se cachent derrière la croûte bien dorée des baguettes, le caramel de la tarte Tatin, derrière tout ce qui est bien doré et bien rôti… Le brunissement et la modification de l’odeur trahissent cette réaction moléculaire qui nous empoisonne et accélère le vieillissement de notre organisme. Pareil pour les grillades, et particulièrement celles au charbon de bois, qui non seulement génèrent des molécules de Maillard mais apportent des qualités importantes de matière toxiques hautement cancérigènes. Par exemple, le benzopyrène dégagé par un kilo de viande grillée au charbon de bois équivaut à 600 cigarettes !!

 * L’équilibre acido-basique...
De la même façon qu’un terrain où la richesse du sol permet à une plante de naître et de croitre, la qualité de notre terrain interne détermine notre capacité à évoluer en bonne santé, à nous auto-guérir et à soutenir certains processus métaboliques. En fait pour être en pleine forme, le corps doit conserver un parfait équilibre acido-basique car un terrain acide est propice au développement de troubles dégénératifs. En effet, une alimentation à domination acidifiante, ainsi que le stress, la pollution, les états émotionnels négatifs créent un terrain organique acide. Le corps pour rétablir l’équilibre acido-basique va puiser alors dans ses réserves minérales (os, dents, cheveux, cartilages…), créant ainsi déminéralisation, douleurs musculaires et osseuses, inflammation, maladies dégénératives, cellulite ou prise de poids.
L’indice PRAL (de l'anglais "Potential Renal Acid Load") permet de classer les aliments selon leur capacité alcalinisante ou acidifiante. Ainsi nous savons que les céréales, la viande et les légumineuses sont acidifiantes et que la cuisson en général acidifie les aliments. Par contre l’alimentation vivante apporte des aliments alcalinisants comme les légumes, en particulier les légumes-feuilles, les fruits à maturité, les algues, les graines et oléagineux trempés et prégermés et légumes lacto-fermentés. L’alimentation nous l’avons vu n’est pas la seule source d’acidité et diverses pratiques comme la méditation, la contemplation ou encore le yoga peuvent compléter une alimentation alcaline en favorisant la bonne circulation des fluides corporaux, la bonne gestion des émotions, et la sérénité.
ll existe en pharmacies et dans certains magasins biologiques des bandelettes d’autotest de l’équilibre acido-basique, qui permettent de mesurer le pH urinaire. Plusieurs mesures sur une période d’au moins 15 jours sont nécessaires pour connaître l’état d’acidité de son organisme. En effet, le pH urinaire varie au cours de la journée (et de la nuit), selon les repas ou l’activité physique par exemple... Des résultats occasionnels indiquant un terrain acide ne sont pas alarmants. En revanche, si les valeurs se situent régulièrement en dessous de 6, il y a de fortes chances pour que l’organisme soit surchargé en déchets métaboliques acides et qu’il n’arrive plus à les éliminer normalement.

*Une alimentation riche en fibres et à index glycémique bas... Les aliments hyperglycémiants, (c’est-à-dire qui augmentent de manière importante le taux de sucre dans le sang) comme les produits raffinés, industrialisés, pauvres en bonnes graisses mais riches en sucres ajoutés, précuits et trop cuits mettent notre santé à rude épreuve et sont la cause de maladies cardiovasculaires, du diabète et de l’obésité. En effet pour faire face à cet excès d’aliments à index glycémique élevé, le pancréas fabrique de l’insuline qui permet à l’organisme d’utiliser le sucre comme combustible. Les graisses ne sont alors plus utilisées pour l’énergie et sont donc stockées dans les tissus. Par ailleurs, les pics glycémiques provoquent une sensation de faim menant à la suralimentation et à la surconsommation d’aliments sucrés aux calories vides. A l’inverse, l’alimentation crue contient majoritairement des aliments à index glycémique bas comme les légumes à feuilles vertes, les graines germées, les fruits (excepté la banane et les dattes, surtout réduit en purée). De plus l’absence de fibres augmente l’index glycémique d’un aliment. En effet les fibres solubles (que l’on trouve surtout dans les pommes, poires, fraises, carottes) forment un gel visqueux qui ralentit la digestion et l’absorption du glucose. Plus un aliment ou une combinaison d’aliments contient de fibres, plus son index glycémique est bas. Et il se trouve que l’alimentation végétalienne est une source importante d’aliments riches en fibres, contrairement à la cuisine d’origine animale qui en est totalement dépourvue (viande, produits laitiers, œufs). Les fibres contribuent non seulement à une bonne régulation de la glycémie mais aussi à un bon fonctionnement du système digestif et permettent d’éliminer les mauvaises bactéries contenues dans le côlon. Elles maintiennent également une flore et muqueuse intestinale saine, et participent à une augmentation de la sensation de satiété.

* Le goût retrouvé des aliments… Lorsque l’on cuisine, cela sent bon et des fois même super bon ! Mais une fois dans l’assiette et dans notre bouche ce n’est pas forcément si exceptionnel… et il faut beaucoup de sel, du sucre, des épices, des condiments, des herbes et des sauces pour rehausser tout ça et réparer ce que nous avons immolé en chauffant les aliments…sans parler des exhausteurs de goûts qui bien souvent sont des poisons et déclenchent la soif. La crusine si elle ne dégage pas forcément d’odeurs alléchantes, est bien plus intéressante au niveau des saveurs lorsque nous la goûtons ! En crusine, nous avons enfin bien plus la possibilité de jouer avec les couleurs et les textures et de créer de magnifiques assiettes composées !

Si cet article vous a plu et si vous avez envie de tester l'alimentation vivante, sachez que si changer toutes vos habitudes d’un coup vous fait peur, avancez un pas à la fois et remplacez petit à petit certains produits carnés qui ne vous conviennent plus… La période de transition peut être un peu compliquée à gérer (avec l’entourage notamment…) mais vos efforts seront récompensés et vous ne regretterez certainement pas cette décision !
 
Alors n'hésitez pas à persévérer avec la suite des articles que j'ai spécialement écrits pour vous ... ! 


Septembre 2017 Lucigaïah Copyrighted

Quels sont les impacts écologiques de l'alimentation vivante ?

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L’alimentation vivante est bien plus qu’une diète, elle est un art de vivre et peut devenir une solution à
certains problèmes écologiques.
* Le pouvoir qu’une alimentation biologique, végétalienne et locale a de changer le monde en dirigeant le pouvoir d’achat vers des entreprises responsables est gigantesque !
Manger local est un acte très « vivant » car en encourageant les producteurs et les transformateurs de nos régions, nous participons directement à la création du tissu social qui profite à tous. Les aliments cultivés localement permettent d’éviter 3 choses notamment : le transport outre-mer, le développement de la monoculture internationale et la spéculation alimentaire. Et puis quel plaisir de connaître son maraîcher personnellement, qui est si fier de nous offrir ses créations ! En fait, chaque pays idéalement devrait pouvoir être souverain de son alimentation sans toutefois se priver de l’agrémenter d’exotisme international. Les produits étrangers deviennent ainsi de délicieuses exceptions, et non pas les bases quotidiennes de notre régime alimentaire.

* Le fait de manger majoritairement des fruits et légumes de saison et locaux permet de valoriser la création de potagers et de vergers. En cela la permaculture et l’agroécologie sont des formidables outils de retour à des écosystèmes plus fertiles et diversifiés
. Lorsque l’on observe le monde végétal, on prend conscience que sur notre planète, tout terrain laissé à lui-même se transforme en forêt. Avant l’intervention des hommes, les forêts couvraient l’ensemble de la planète et leurs écosystèmes créent un sol très riche abritant la vie… En effet les plantes y poussent librement se stimulant les unes les autres et se protégeant. A contrario l’agriculture et les monocultures viennent profondément appauvrir le sol. La laboure ainsi que les pesticides détruisent la faune, font disparaitre l’humus, et ainsi contribuent à l’érosion des sols et à l’appauvrissement de nos aliments en éléments nutritifs. En valorisant les forêts fruitières (et non en luttant contre… comme nous le faisons actuellement) nous pouvons produire une incroyable abondance de végétaux comestibles de grande qualité nutritionnelle.
De plus les forêts fruitières sont des cultures en hauteur et multi-étagées et sont auto-suffisantes en eau. Elles ne nécessitent donc pas de grand travail du sol et n’ont pas besoin d’irrigation. Et bien sûr elles permettraient de récréer des puits d’oxygène dans un monde où la déforestation et la pollution ont presque tout détruit… Nos grands-parents cultivaient leurs jardins et avaient des arbres fruitiers dans leurs jardins, n’est-ce pas ? Alors tentons de promouvoir ce retour à la terre, que nous ayons de simples balcons et habitions en zone urbaine, en ayant quelques herbes aromatiques, ou des plateaux de jeunes pousses, des bocaux à germination, ou en intégrant et participant à la création de jardins partagés… Le mouvement des Incroyables Comestibles en ce sens est à découvrir ! Ainsi que le film Demain. Tant de choses sont possibles et déjà en train de se concrétiser !


* Il est important de remarquer que chacun a quotidiennement la possibilité d'améliorer la situation écologique en faisant ses courses et en choisissant ses achats. L'alimentation mène le monde… en effet l’engrenage central de l’économie est principalement lié à notre assiette ! Chacun a la responsabilité des tendances que soutient l’industrie agro-alimentaire… et payer plus cher pour le bio et le local est une action chargée de sens et une grosse goutte d’eau inspirante qui participe significativement au torrent du changement !

* Par ailleurs il est important de noter que l’élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre et de 80 % de la déforestation en Amazonie. Et un végétalien émet 2,5 fois moins de gaz à effet de serre par son alimentation qu'un omnivore occidental ! Ainsi l’élevage, surtout s’il est intensif, accapare la majorité des terres cultivables et constitue une pollution alarmante pour les sols et les rivières (les chiffres des dernières enquêtes à ce sujet sont absolument catastrophiques…) ; et en cela arrêter sa consommation de produits animaux entraîne vraiment un fort impact écologique … ! Aussi d’un point de vue moral et éthique, manger végétalien peut être considéré comme une évolution pacifique et un progrès majeur dans les mentalités… c’est vivre sa vie sans exploiter celle des animaux, en considérant que ceux-ci ne nous appartiennent pas !
Il est important également de noter qu'une alimentation végétale pourrait tout à fait nourrir toute notre planète… et oui suffisamment d’experts l’ont démontré de façon évidente ces dernières années… alors qu’est-ce qu’on attend pour changer nos habitudes et opérer ce changement d’assiette ? Et pour celles et ceux qui en douterait encore, oui il est tout à fait possible de trouver l’ensemble des protéines, vitamines et minéraux nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme humain. Et en cuisine, devenir vegan ne se limite pas à manger uniquement des bananes, de la laitue et des brocolis. La cuisine végétale est un véritable art culinaire (d’autant plus si elle est vivante c’est-à-dire principalement composée de légumes et fruits frais crus…) et peut se décliner de multiples manières selon nos goûts et nos envies. De nos jours de nombreux savoir-faire se sont développés en la matière et n’importe quel plat typiquement à base de viande peut se voir transformer dans une version végétale…

Donc le changement est déjà en marche fort heureusement ! Certaines entreprises de l’agroalimentaire l’ont d’ailleurs compris et c’est comme cela que l’on peut s’étonner de trouver des gammes de produits vegan auprès de certains grand groupes français spécialisés dans la charcuterie ou autres plats à base de viande…Mais tout comme le bio qui a bon dos, méfiez-vous des mentions de type « végétal » et vérifiez que les produits soient bien certifiés… Et selon moi il est toujours plus sain et plus économique de préférer le fait maison avec des produits frais que consommer des produis certes labellisés Vegan, mais bourrés d'additifs bizarres et d'hormones végétales comme le soja !

* Enfin de par son pouvoir de guérison, l’alimentation vivante a aussi le pouvoir de transformer la planète en offrant la possibilité aux hommes et aux femmes de conserver leur santé et d’éviter beaucoup de maladies.
Elle est véritablement une forme de médecine dans l’assiette ! Les superaliments comme les herbes médicinales, les plantes sauvages sont en fait de véritables trésors de nutrition. Et autrefois les populations en étaient bien plus conscientes et connaissaient la pharmacopée naturelle. Malheureusement nos sociétés ont préféré condamner les sages-femmes, les soi-disant «sorcières » et intervenir en modifiant les végétaux pour les rendre plus attractifs, plus colorés, plus sucrés etc. et en ayant recours de plus en plus à des substances chimiques… Aujourd’hui il nous appartient de préserver l’héritage des anciens savoirs des herboristes et de le populariser.

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C'est quoi les graines germées ? 

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La nature a la capacité extraordinaire de produire de l’énergie, et nous pouvons tous exploiter ce don pour nous procurer des aliments frais et pleins de nutriments. Contrairement aux animaux granivores comme les oiseaux, nous ne sommes pas en mesure d’assimiler les graines crues. Avec la chaleur la vie contenue à l’état latent dans la graine est anéantie : une graine n’est plus capable de germer après la cuisson. Grâce à la germination, nous pouvons manger des graines y compris des céréales et des légumineuses et l’énergie potentielle de la graine est libérée et transformée en énergie factuelle, représentée par la pousse, l’aliment le plus vivant qui soit.


Préparer des graines germées est très simple et bon marché
: c’est une méthode qui permet d’obtenir un aliment frais très riche en enzymes, acides aminés, vitamines et oligo-éléments. Il est bien sûr fortement conseillé d’utiliser des graines de culture biologique, obtenues sans l’ajout d’engrais chimiques, de désherbants, de fongicides ou d’autres poisons… Le processus de germination et de revitalisation du germe de la graine (embryon) commence dès le trempage dans l’eau ; pendant cette phase la composition chimique et la structure de la graine sont profondément modifiées : des réactions enzymatiques complexes transforment l’amidon, la substance qui sert de réserve énergétique à la graine, en sucres simples comme la dextrine et le maltose, qui confère à la pousse un goût caractéristique, sucré et délicat. Quant à la partie protéique de la graine, les enzymes activées par le processus décomposent les protéines en acides aminés, plus faciles à digérer et plus rapides à assimiler. Les sels minéraux et les oligo-éléments augmentent et notre organisme les utilise et les assimile plus facilement.

Pour germer, la graine a besoin : d’oxygène, d’eau et de chaleur… Un microclimat humide et tiède démarre la germination. La température idéale est de 19 à 24°C pour pratiquement toutes les graines. Par temps chaud, penser à les rafraichir, par temps froid, à les réchauffer. Les graines n’ont pas besoin de lumière pour la première phase de germination. Par contre la lumière sera indispensable pour la phase de croissance vers la jeune pousse, si l’on désire obtenir de jeunes pousses et non des graines germées. Ainsi, dans un premier temps, on fait germer dans l’obscurité puis on laisse la lumière verdir les jeunes pousses (mais toujours éviter le soleil direct.) Utilisez une eau de qualité pour le trempage (non chlorée) et pour le rinçage aussi de préférence, qui est nécessaire car les substances inhibitrices des enzymes de croissance désactivées lors du trempage sont néfastes pour la santé…mais vous pouvez utiliser l’eau de rinçage pour arroser vos plantes !

Pas besoin de matériel sophistiqué pour commencer à faire germer : un bol ou un saladier avec une assiette posée par-dessus conviendra pour les grosses graines que l’on fait en quantité : légumineuses, céréales, oléagineuses ; et plusieurs bocaux à large ouverture que l’on pourra fermer avec un tissu qui laisse passer l’eau et un élastique pour les autres graines : alfalfa, trèfle, radis… Choisissez des graines de bonne qualité. Si elles sont trop vieilles, le taux de germination sera médiocre et la plupart vont pourrir et contaminer le reste du bocal de germination.

Les légumineuses germent assez facilement et peuvent s’acheter en vrac (lentilles vertes, brunes, blondes, pois chiche). Pour les céréales, choisissez les paquets « à germer ». Commencez par des graines faciles à germer : les légumineuses (pois chiche, lentilles, haricots mungo, azukis, fenugrec), les céréales (blé, avoine, orge, seigle). Vous pouvez aussi expérimenter quelques jeunes pousses : alfalfa, trèfle, radis. La germination des graines plus délicates : sarrasin, quinoa, poireau, mucilagineuses (basilic, cresson, roquette, moutarde, chia, perilla, lin) demande un peu plus d’expérience et l’utilisation d’un germoir à grille.

La germination multiplie environ par 8 le potentiel de la graine non germée. Ainsi, 100g de soja vert contiennent 100mg de vitamine C au bout de 24h de germination, et 700mg au bout de 72h. La teneur en vitamine B12 des lentilles passe de 0.43mg par kg à 2.37 mg par kg après 4 jours de germination. Dans la graine d’avoine en germination, la production de calcium augmente de 300% !
De plus, les acides aminés des oléagineux qui ont été pré-germées sont plus facilement assimilables. A noter également que la germination développe le pouvoir alcalinisant des graines et les convertit si elles étaient acides. La graine d’alfalfa par exemple (appelée aussi Luzerne) est 13 fois plus alcaline qu’un fruit ou un légume classé alcalin. Et si en plus on la laisse monter en jeune pousse, elle devient aussi un réservoir de chlorophylle.


Méthode de germination

Trempage : le soir mettez à tremper pour la nuit les graines à germer dans de l'eau de bonne qualité. Le lendemain matin égouttez les graines, la phase de trempage est terminée. En général une nuit de trempage convient pour la plupart des graines.
Germination : matin et soir, rincez les graines à l’aide d’une passoire et bien les égouttez. (Selon le climat, la température, il peut être nécessaire de rincer une fois de plus ou une fois de moins.

Répétez cette opération jusqu’à consommation de la graine germée. La graine est germée dès que l’on voit apparaître la future pousse. Il y a des graines qui se consomment en jeunes pousses : c’est notamment le cas de l’alfafa, ou de l’herbe de blé (uniquement le jus est consommé). Entre chaque utilisation, bien nettoyez le germoir avec de l’eau vinaigrée.

Temps de germination (après avoir fait tremper vos graines pendant 8h environ)

  • Avoine, blé, kamut, épeautre, orge, seigle 2 à 3 jours
  • Riz complet 5 à 7 jours
  • Lentilles 1 à 3 jours
  • Pois chiche 1 à 3 jours
  • Haricot mungo (soja vert) 1 à 3 jours
  • Haricot azuki (soja rouge) 2 à 3 jours 
  • Fenugrec 3 à 4 jours
  • Amandes, noisettes 8 à 12 heures
  • Graines de Courges, de Tournesol 8 à 12 heures
  • Alfalfa 3 à 4 jours
  • Radis 2 à 4 jours


Il est préférable de faire germer de petites quantités de graines pour avoir toujours une nourriture fraîche et de bonne qualité à disposition. Dans tous les cas, elles peuvent se conserver au réfrigérateur et à l’abri de la lumière (ce qui ralentit leur croissance) pendant 3-4 jours. La germination s’apprend…. et on finit par connaître ses graines, leur couleur, leur odeur, en les surveillant avec les yeux, le nez et les doigts.